NON A LA MARCHE ANTI-AVORTEMENT: Appel à rassemblement de la plate-forme pro-choix

Mon corps ! Mon choix ! Ma liberté !

 

Ce 30 mars 2014, les opposants au droit à l’avortement tiennent leur « Marche pour la vie ». En plus de cette activité annuelle, de fréquentes actions sont organisées devant des centres pratiquant l’IVG. Alors qu’en Espagne le droit à l’avortement est violemment attaqué par le gouvernement, les « pro-life » s’organisent également en Belgique : de l’intimidation des femmes qui veulent avorter au lobbying au niveau européen. Il est inacceptable que les femmes soient attaquées de cette façon, dans un moment aussi vulnérable. Nous ne pouvons permettre cela. Le droit à l’avortement doit être défendu. Sept pays européens ne reconnaissent toujours pas, ou très restrictivement l’avortement dans leur législation.

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L’IVG, c’est du vécu : Recueil de témoignages

Parce que l’IVG est un droit attaqué et une revendication, mais aussi et surtout, parce que l’IVG est avant tout un vécu, le CFULB souhaite donner la parole aux femmes afin qu’elles nous parlent de ce vécu, pour que l’IVG en tant qu’expérience racontée ne soit pas un tabou, pour qu’on s’aperçoive dans les faits et concrètement qu’est-ce que l’IVG pour les femmes qui l’ont vécue; pour qu’on s’aperçoive que c’est quelque chose qui se vit, par les femmes.

Nous remercions chaleureusement, pour leur partage et leur parole, les personnes qui nous ont raconté leur histoire. 

Nous renouvelons notre appel : si vous désirez témoigner anonymement de votre expérience (que celle-ci fut bonne, mauvaise ou mitigée) d’IVG en Planning ou en milieu hospitalier, ou de votre contact avec un Planning familial (grossesse, IVG, contraception, …) nous vous invitons à nous envoyer un mail à cerclefeministeulb@yahoo.com, nous publierons votre récit dans ce recueil.

Recueil de témoignages :

 

Alors je raconte mon avortement :
J’avais 16 ans ( en 1966) l’avortement était » puni » de prison
Je  » Fréquentais » un jeune homme dont j’étais extrêmement amoureuse
Ma mère, sachant comment ça allait évoluer m’emmène chez un médecin
Il me prescrit » la » pilule: le Planor, y’en avait qu’une
Mais ne sachant pas quand  » ça allait se passer » je ne la prends pas
Premier rapport sexuel: je suis enceinte tout de suite
 » Marions les  » dit la mère du dit jeune homme
Pour ma mère, pas question: j’allais gâcher ma vie.
Ma mère emprunte de l’argent à son boulot et par l’intermédiaire d’une amie
Qui connaissait un gynéco allemand
Me voilà partie en Allemagne, cachant les sous dans une boite de chocolat….!!!!!
Le gynéco m’avorte. MAIS j’étais enceinte de jumeaux
Et bien qu’endormie, je bougeais trop
Alors il m’en laisse un ( de fœtus)
Rentrée en France et ne sachant pas que j’avais encore  » un bébé dans le ventre » Comme je disais à l’époque
Je me mets à avoir des douleurs insupportables
Je disais à ma grand mère en pleurant » Mamie, je perds des bouts de bébé… »
Parce que quand je faisais pipi je perdais des morceaux de je ne sais quoi? De bébé peut être?!
Ma mère rentre d’un stage qu’elle faisait pour son travail
J’avais plus de 40 degrés de fièvre
C’était en aoùt et de toutes façons AUCUNE clinique de Paris ne voulait me recevoir
Ma mère, sachant que j’allais mourir si rien ne se passait
Fini par dégoter LA clinique qui a terminé cet avortement
Le lendemain de l' » intervention » je demande un calmant à l’infirmière
Tellement j’avais mal » Vous l’avez voulu et bien souffrez maintenant »
Me répond elle
Je dis ça à ma mère qui s’empresse d’aller m’acheter des calmants
Et je ne sais pas ce qu’elle a dit à cette si  » compréhensive » infirmière
Mais je ne l’ai jamais revue!
Avortement  » de confort » disait l’autre à Madame Simone Veil
Tout en lui demandant en coulisses si elle n’aurait pas une adresse
Pour que sa propre femme avorte dans le  » confort ».
Oui mesdemoiselles et mesdames d’aujourd’hui
N’oubliez pas que vos mères, vos grand mères ont parfois laissé leur vie
A cause du  » confort » moral de ces messieurs ( et de certaines femmes d’ailleurs)! »

                                                                                                      ***

Il a de grands yeux bleus.

Et contre toute attente, c’est un petit roux.
Pourtant, quand le test s’est révélé positif, ma première réaction a été d’appeler le planning familial. Mon compagnon n’avait pas de boulot, on vivait à 2 dans un 45m² sans salle de bain, toilettes sur le palier: idéal pour élever un enfant. Ah… et précisons que nous n’étions ensemble que depuis quelque mois. La totale.
Premier rendez-vous au Planning « Aimer à l’ULB »; ma meilleure amie m’accompagne, mon homme a un entretien d’embauche ce jour-là.
Discussion obligatoire avec la psychologue, pour déterminer si je prends ma décision en âme et conscience (juridiquement parlant, je devrai parler de « consentement valide »). C’est une jeune, très sympa. On arrive même à rigoler.
Je lui parle de ce bébé, qui se pointe avec un peu trop d’avance sur le planning, de mon père qui va me tuer et refuse de recevoir mon compagnon, du fait que je viens juste d’avoir mon CDI: d’où la conception d’ailleurs.
J’étais pourtant sous contraception; mais les préservatifs, ce n’est pas efficace à 100%, et la pilule, ça s’oublie.
On discute.
Ensuite, je vois la gynéco, échographie. Ma meilleure amie me tient la main, je demande à voir. Tout le monde est vraiment gentil avec moi, compréhensif.
Rendez-vous de confirmation obligatoire pour la semaine suivante.
Encore une fois, mon compagnon est absent: il a un second entretien d’embauche.
Je revois la même psychologue qui finit par me dire qu’elle n’a pas l’impression que je veux vraiment d’une IVG; que j’ai plus l’air de le demander parce que « c’est la solution raisonnable ».
Effectivement, ça fait une heure que je lui parle des prénoms que j’aurai donné à ce bébé, des métiers que plus tard il pourrait exercer.
Grâce à elle, je prends conscience que je crève d’envie de le garder, mais que « parce que ce n’est pas sage » « parce que ce n’est pas raisonnable », je ne m’étais pas autorisée à y penser. En rentrant chez moi ce soir-là, j’ai dit à mon compagnon que j’aimerai qu’on garde cet enfant. Il m’a dit que lui aussi… et qu’il avait un boulot maintenant.
Notre bébé est devenu notre petit bonheur sur pattes et on envisage de lui faire un petit frère ou une petite soeur dans quelques temps.
J’ai revu la psychologue de Aimer, qui m’a suivi durant ma grossesse. Grâce à elle, j’ai fait beaucoup de chemin.
Merci à toute l’équipe de Aimer.
L.
***

À 20 ans je suis tombée enceinte et je me suis fait avortée dans un planning de Bruxelles.
On laisse 15 jours obligatoires de délai de réflexion, et on m’a donné deux médoc que je devrai prendre quelques heures avant l’intervention : un anti-inflammatoire et un médoc qui dilate le col.
Jour de l’intervention. J’ai pas dormi de la nuit. J’ai pris les médoc. Je vais au planning en confiance bien que je n’ai aucune idée de ce qui m’attends.

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Appel à témoignages pour le CFULB et 1er témoignage sur l’IVG

Bonjour à toutes et tous :-)! 

Le Cercle féministe de l’ULB est à la recherche de témoignages de personnes ayant été en relation avec des plannings familiaux belges pour une possible grossesse et/ou une IVG.
Comme en témoigne cet article pour la France en milieu hospitalier
, nous avons pu constater qu’en Belgique le droit à avorter était parfois rendu compliqué dans des plannings familiaux.
Nous aimerions que vous partagiez avec nous votre expérience -qu’elle soit positive ou négative ou les deux- d’une IVG en milieu hospitalier ou en planning, ou votre expérience -positive ou négative ou les deux- d’une consultation (grossesse/IVG) en planning.

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